Chapitre 6 : massacre

Publié le par RoN

Aya gémit doucement alors qu’une main s’aventurait sous son débardeur, caressant ses seins et lui pinçant légèrement les tétons. Après une petite minute de gentil pelotage, la main descendit lentement vers son entrejambe, frôlant son mont de vénus pour s’intéresser à ce qui se trouvait un peu plus bas.
« Hum… j’adore les réveils comme ça… soupira langoureusement la jeune fille.
-    Oh, moi aussi… » lui répondit une voix… féminine.
Elle se retourna brusquement, pour se retrouver nez à nez avec Marie, les joues rosies et les yeux brillants.
« Bordel, mais qu’est-ce que tu fous ? s’exclama Aya. Faut pas te gêner !
-    Hey, ça n’avait pas l’air de te déplaire ! se justifia son amie en riant. Tu sais que tu as vraiment une paire de seins fantastique ?
-    Je… »
Elle n’eut hélas pas le temps de finir, car la porte de l’appartement s’ouvrit à la volée pour laisser entrer Jack et Allan, blancs comme des linges et le souffle court.
« Merde, les gars, j’étais presque en train de conclure ! les rabroua Marie.
-    Quoi ? interrogea Jack, les yeux écarquillés devant le spectacle de ces deux femmes décoiffées et courtement vêtues dans son propre lit. Bon, je veux pas savoir ce que vous faisiez (ou peut être plus tard). Il se passe un truc de dingue !
-    Ca ne peut pas être plus dingue que la poitrine de ta copine…
-    Merde, arrête de plaisanter ! Le parc est envahi de… de…
-    De putain de ZOMBIES !! s’écria Allan. Des morts-vivants, partout ! »
Les deux jeunes femmes eurent un instant de silence, avant d’éclater de rire.
« Les cons ! commenta Aya en s’esclaffant. Ils m’ont presque fait flipper !
-    Faut arrêter de fumer dès le matin, les mecs, ajouta Marie.
-    Mais on rigole pas, putain ! Regardez par la fenêtre ! » cria-t-il en ouvrant violement les volets.
Ce qui fut accueilli par un cri de révolte des deux filles, qui préférèrent se cacher sous la couette, éblouies. Elles en ressortirent bien vite, quand un hurlement déchirant résonna du dehors. Tous se précipitèrent à la fenêtre, pour assister au spectacle le plus effroyable qu’il leur ait été donné de voir.
Une foule de gens avait acculé un groupe d’une dizaine d’étudiants contre la façade de l’immeuble. Les assaillants était tous relativement dénudés, et semblaient porter des blessures plus ou moins graves. Certains n’avaient que de simples plaies aux bras ou aux jambes, mais d’autres avaient le visage en charpie ou étaient même dépourvus d’un membre. Un homme d’une forte corpulence semblait même avoir été à moitié éventré.
Les étudiants, quant à eux, étaient terrorisés. Une jeune fille était blessée à la main, et ses camarades tentaient vainement de la protéger en repoussant de leur mieux leurs agresseurs. Peine perdue. L’étau se resserrait de plus en plus, et un jeune homme, ne parvenant pas à se dégager, fut attiré dans la foule de… oui, de zombies, qui se jetèrent sur lui, le submergeant de leur nombre. Bientôt, ils furent totalement dépassés, et disparurent sous la masse de corps blancs sanglants et baveux.


Aya vomit devant ce spectacle, aspergeant une partie des goules qui, intrigués, levèrent les yeux vers eux en tendant les bras. Mais nos amis étaient heureusement situés bien trop hauts, et les monstres se lassèrent et commencèrent à s’éparpiller. Car le massacre était loin d’être fini.
A une centaine de mètres, les étudiants commençaient à sortir du restaurant universitaire, et beaucoup eurent la mauvaise idée de s’approcher de la foule de zombies, intrigués et encore inconscients du danger. Mais plus pour longtemps. La goule la plus rapide s’attaqua à un jeune homme, mais fut repoussé par les amis de celui-ci, avant que les dizaines d’autres ne fondent sur eux. La panique commença à s’emparer des étudiants, qui s’éparpillèrent dans toutes les directions, les zombies aux trousses. Une huitaine de goules pénétra dans le restaurant, échappant à la vue de nos quatre amis pour entamer un sanglant repas dans un lieu qui était d’habitude consacré à des déjeuners plus classiques.
C’était le chaos. Une partie des étudiants tentaient de repousser les monstres, mais la plupart prenaient la fuite, disséminant malgré eux les zombies dans tout le campus. Ne pouvant supporter ce spectacle, Aya alla se réfugier dans les toilettes, bientôt rejointe par Marie. Jack et Allan, pour leur part, étaient les sujets d’une fascination morbide, mi-choqués, mi-horrifiés devant ce massacre.
« Nom de dieu… murmura Allan. Regarde ça, Jack. Ils se relèvent. »
Juste en dessous d’eux, les étudiants du groupe qui avait été acculé contre leur immeuble se remettaient sur leurs pieds, malgré des blessures parfois effroyables. Et cela était visiblement le cas partout. Sous leurs yeux, une femme d’une quarantaine d’années qui avait été mordue au cou mais était tout de même parvenue à s’enfuir, courant à s’en arracher les jambes, commença à tituber puis s’écroula, avant de se relever une dizaine de secondes plus tard et de sauter sur un jeune homme qui passait à côté d’elle.
Un groupe de cinq jeunes avaient réussi à se réfugier en hauteur, mais l’un d’eux avait visiblement été mordu à la main. En quelques minutes, et malgré les soins de ses amis, il s’évanouit pour se redresser un instant plus tard et s’attaquer à ses camarades.
Les contaminés qui ne détectaient pas immédiatement une proie commençaient par arracher leurs vêtements, puis s’éloignaient lentement en direction des cris les plus proches. Horrifié, Jack aperçut la secrétaire du laboratoire de biologie végétale, Mme Rome, suivre ce même schéma. Et tout à coup, le jeune homme sentit un objet froid contre son cou.
« Allan ! Mais qu’est-ce que tu fous ?? » s’écria Marie, qui était ressortie de la salle de bain, laissant Aya sangloter seule.
Jack se retourna lentement, se coupant légèrement la gorge, pour voir son ami, tremblant et transpirant, à deux doigts de lui trancher la tête avec un katana qu’il avait récupéré sur l’étagère.
« Calme-toi, mec, calme-toi, dit doucement Jack.
-    Je… Je suis désolé, mec. Vraiment désolé. Mais tu l’as vu comme moi. Les gens se font mordre, et ils deviennent des monstres. J’ai pas le choix. Je vais te couper la tête, et peut être que tu ne te transformeras pas »
Jack sentit son cœur manquer un battement. Son ami avait raison. L’adrénaline lui avait fait oublier la douleur, mais le professeur Lyons l’avait bien mordu.
« Mais t’es dingue ! glapit Marie. Tu vas pas faire ça, Allan ! Pose ce putain de sabre !
-    J’ai pas le choix ! hurla celui-ci. Jack a été mordu !
-    Où est-ce qu’il a été mordu ? Je ne vois pas de sang !
-    Je… Merde, t’as l’air d’avoir raison. Jack, montre nous ta cheville ! Grouille-toi ! Et toi Marie, ne t’approche pas de lui !
-    Qu’est ce qui se passe ? » demanda Aya d’une voix blanche, ressortant de la salle de bain.
Incapable de répondre tant il crevait de peur, Jack s’agenouilla et retroussa son pantalon, les mains tremblantes. Pour soupirer de soulagement quelques secondes plus tard.
« Je… je crois que c’est bon… murmura-t-il. Je… Pas de sang… »
C’était bien le cas. Son tibia était en sale état, portant la marque de la dentition du professeur et un bleu monumental, mais visiblement, son jean avait empêché les dents de pénétrer dans sa chair.
Il tomba sur les fesses, tremblant de soulagement, tandis qu’Allan reposait doucement le katana, blanc comme la neige.
« Merde, merde, merde, je suis vraiment désolé, mon pote… s’excusa-t-il.
-    Non, tu as eu parfaitement raison.
-    Raison ? s’écria Aya. Mais il a failli te tuer, ce connard !
-    Si j’avais été mordu sérieusement, je serais déjà mort… Visiblement, la transformation est très rapide. Je n’aurais sans doute même pas eu le temps de remonter ici…
-    La transformation ? Mais qu’est-ce qui se passe exactement ? s’exclama Aya avant d’éclater en sanglots.
-    Mais t’es conne ou quoi ? lui cria Allan. Tu l’as bien vu comme nous, non ? C’est des zombies, des putains de zombis, abrutie !
-    Ta gueule, Allan ! Tu lui parle pas comme ça, OK ? On ne sait PAS ce qui se passe. On ne sait rien du tout, alors FERME-LA !
-    Ola, ola, tout le monde se calme ! cria Marie en s’interposant. Plutôt que de gueuler, faisons quelque chose d’intelligent.
-    Et tu proposes quoi ?
-    Déjà, nous rouler un joint. Et ensuite, allumer la télé. »
Et pour une fois, c’était en effet ce qu’il y avait de plus intelligent à faire.



(source de l'image : http://farm1.static.flickr.com/180/441768736_7bd0362b1d.jpg)

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Tom 10/02/2010 16:02


Ligne 31 :
"Les assaillants était"
et sinon même "erreur" l.54 : "Une partie des étudiants tentaient"
;-)


Tom 09/02/2010 18:13


Salut mec! Bon bah ça y est je m'y suis mis, pour l'instant ça passe très très bien!
Juste une ptite remarque, il me semble que l.26, accueilli ne prend pas de "s" mais chuis pas sûr alors tu vérifieras! Et un peu plus loin, "une foule de gens avaient acculé", si tu considères la
foule comme sujet alors avoir se conjugue au singulier, mais après ça passe aussi comme ça je pense.
Bref j'veux pas faire mon chieur hein c'était juste des ptites remarques!
Bon allez je continue ma lecture!


RoN 10/02/2010 14:02


Merci, c'est corrigé. N'hésite pas à faire des remarque ou à me dire si tu vois des fautes, toute aide est la bienvenue !