Chapitre 26 : le piège

Publié le par RoN

« Eh bien, tu es vraiment de bonne humeur pour les laisser repartir comme ça, Vicious, commenta l’un des Raiders.
-    Oui, en effet, je suis de bonne humeur, surtout après avoir mis la main sur ce joli trésor, répondit-il en caressant les cheveux d’Aya. Mais détrompe-toi, je ne les ai pas laissé s’en aller par gentillesse. »
Prouvant ses dires, Vicious ordonna à deux de ses hommes de partir derrière les étudiants.
« Suivez-les sans vous faire remarquer, et revenez quand vous savez où ils habitent.
-    Sale connard ! lui cracha Aya. Tu as eu ce que tu voulais, pourquoi tu tiens à encore nous emmerder ?
-    C’est bien simple. Si vous avez survécu jusque là, vous devez avoir un bon abri. J’aimerais voir à quoi il ressemble, et si ça me plait, m’y installer peut être. D’autant plus que je crois bien que ces jeunes font pousser de la beuh…
-    De la weed ? Ce serait le pied ! Comment tu peux savoir ça ? interrogea un Raider.
-    Il n’y avait qu’à voir leurs yeux. Ces mecs doivent passer leur temps à fumer. Et sens-moi cette petite salope… »
Vicious attrapa Aya par les cheveux pour que son acolyte puisse la renifler.
« Elle pue la beuh, confirma le Raider.
-    Une fois qu’on saura où ils crèchent, on ira leur rendre une petite visite…
-    Dans ce cas, tu aurais pu récupérer la fille à ce moment là.
-    Je la voulais maintenant. En plus, ces gamins ont l’air intelligents. A mon avis, ils auraient mis les voiles dès que possible. Mais maintenant qu’on a une de leurs copines, ils vont être tentés de rester pour la sauver. Et avec un peu de chance, il y a d’autres meufs avec eux…
-    T’es qu’un putain d’enfoiré sans aucun honneur ! cria Aya en lui crachant aux pieds.
-    Non, je suis un libertin dans sa forme la plus pure. Quand j’ai un désir, je l’assouvis. Et tu vas bientôt t’en rendre compte par toi-même, salope. Cette nuit, et toutes les nuits suivantes, je vais te baiser comme tu ne l’as jamais été. Tu vas souffrir, tu vas souhaiter mourir… Mais ce ne sera pas pour tout de suite, oh non. Tu vas devenir un objet, une chose dont la seule utilité sera ma jouissance. Et quand tu en crèveras, je pense qu’on te dévorera. Aaah oui, un joli corps comme le tien, cuit à la broche, ça me fait saliver d’avance…
-    Tu peux aller en enfer. Je ne te donnerai jamais ce que tu veux.
-    Oh, mais tu n’auras pas le choix, chérie.
-    C’est ce qu’on verra. »
Vicious éclata de rire. Décidemment, cette fille constituait une belle acquisition, promettant de longues, longues heures d’amusement et de plaisir. Elle pouvait jouer la dure, mais tôt ou tard, elle hurlerait et supplierait comme toutes les autres. Vicious en bandait presque d’avance.
Pendant ce temps, les étudiants retournaient vers le laboratoire, sans savoir qu’ils étaient suivis à bonne distance par deux Raiders. Jack était anéanti. Depuis le début de l’épidémie, il avait du se salir les mains plus d’une fois, volant, tuant des zombies et même des personnes saines, abandonnant certain de ses amis. Mais jamais il ne s’était autant dégoûté lui-même. Laisser ainsi la femme qu’il aimait aux mains d’un tortionnaire, d’un violeur, d’un monstre ! Il aurait souhaité mourir, si Aya ne s’était pas précisément sacrifiée pour lui sauver la vie. Plusieurs fois, il faillit rebrousser chemin pour aller à son secours. Les frères Bronson durent même en venir aux mains pour l’en empêcher. Ils n’avaient que des bokens avec eux, et partir à l’attaque dans ces conditions équivaudrait à un suicide.
Ils réussirent tant bien que mal à ramener leur ami au laboratoire, où il resta prostré dans un coin, incapable de dire un mot, tandis qu’Arvis et Lloyd racontaient leur terrible mésaventure. Les discussions furent agitées. Marie, Béate et le jeune Bronson voulaient se tirer au plus vite. Après tout, il y avait d’autres femmes ici, et partir loin était la seule manière de les protéger. Mais Paula, bien que directement concernée, n’était pas de cet avis.
« Déjà, il ne faut surtout pas partir sans être préparés, expliqua-t-elle. Ca doit être une sacrée merde, dehors. Alors il faut qu’on emporte le maximum de vivres et de matériel. Réunir tout ça et charger les voitures va déjà nous prendre plusieurs heures.
-    De toute façon, rien ne nous dit que les Raiders vont venir ici, dit Lloyd.
-    Tu rêves ! objecta son frère. Tôt ou tard, ces enfoirés vont décider de nous faire la peau ! Et ça ne sera pas difficile de trouver le labo ! »
Arvis avait parfaitement raison. D’ailleurs, les Raiders étaient déjà au courant de leur position, même si les étudiants l'ignoraient encore. Partir était la meilleure solution. Mais Paula avait également un autre projet en tête. Elle s’approcha de Jack et le secoua par l’épaule. Le jeune homme releva ses yeux embués de larmes pour tomber sur le regard dur de la femme.
« Hors de question de laisser ta petite Aya avec ces bâtards, attaqua-t-elle de but en blanc. Arrête de déprimer. On va la retrouver, et on ne va pas attendre longtemps. »
Jack ne souhaitait que ça et était prêt à repartir immédiatement, mais encore une fois, Paula objecta qu’ils avaient besoin de préparation. Ils étaient beaucoup moins nombreux que les mercenaires et largement moins bien armés. Leur seule chance était d’attaquer par surprise, d’être rapides, et par conséquent parfaitement organisés. Ils devaient récupérer Aya et partir dans la foulée.
Paula, Jack et Lloyd passèrent donc les heures suivantes à essayer de mettre au point un plan, tandis que leurs camarades établissaient une liste de tout ce qu’ils devaient emporter et commençaient à charger leurs véhicules. Ils dressèrent une tactique grossière en fonction de leur armement et de la disposition du camp des Raiders, et décidèrent de passer  à l’attaque le soir suivant. Jack était dans un grand état d’agitation, et y aller le jour même représentait de trop gros risques. C’était pourtant ce qu’ils auraient dû faire. Car le lendemain matin, ils furent réveillés par les moteurs des Raiders, au pied du laboratoire.

Publié dans Chapitres

Commenter cet article

Tistou Lacasa 13/10/2009 17:47


Deux choses :
tout à la fin, c'est auraient dû faire et non du
ensuite, je trouve qu'il y a un bug dans cette partie : Et ça ne sera pas difficile de trouver le labo ! »
Arvis avait parfaitement raison, d’autant plus que les Raiders les avaient suivi et étaient déjà au courant de leur position. Partir était la meilleure solution.

Je trouve que la phrase "d’autant plus que les Raiders les avaient suivi et étaient déjà au courant de leur position." n'est pas à sa place parceque les persos ne le savent pas eux.Ca m'a dérangé
quand je l'ai lu...


RoN 13/10/2009 17:55


Ouais, j'ai légèrement modifié le chapitre d'après tes remarques.